L’air s’améliore progressivement en Auvergne-Rhône-Alpes, mais Lyon demeure sous surveillance.
Dans son rapport annuel publié jeudi 21 mai, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes constate une diminution continue de plusieurs polluants atmosphériques depuis près de vingt ans. Les niveaux de dioxyde d’azote (NO₂) ont fortement reculé, tout comme ceux des particules fines PM10 et PM2,5, traduisant une amélioration globale de la qualité de l’air à l’échelle régionale.
Si les seuils réglementaires actuels sont désormais largement respectés, un polluant continue toutefois d’inquiéter : l’ozone.
Sa concentration progresse depuis plusieurs années, un phénomène favorisé notamment par les épisodes de chaleur plus fréquents. Selon Atmo, le sud lyonnais et la vallée du Rhône figurent parmi les secteurs les plus exposés, avec plusieurs stations de mesure ayant enregistré des niveaux préoccupants en 2025, notamment à Ternay.
L’organisme souligne que l’ozone est désormais le principal polluant responsable de dépassements réglementaires, avec des effets à la fois sur la santé humaine et les écosystèmes.
Le périphérique lyonnais toujours sous tension
Autre point de vigilance : le dioxyde d’azote lié au trafic routier.
Si les concentrations diminuent globalement, le secteur du périphérique lyonnais reste particulièrement exposé. Les relevés y atteignent encore le seuil réglementaire actuel, faisant de ce site l’un des derniers points sensibles de la région.
Et la situation pourrait évoluer avec le durcissement attendu des normes européennes à horizon 2030. Plusieurs stations de l’agglomération lyonnaise, notamment autour de Gerland, du centre-ville ou du sud de l’A7, pourraient alors dépasser les nouveaux seuils.
Une exposition encore massive
Malgré les progrès enregistrés, la quasi-totalité des habitants de la région reste exposée à des niveaux de particules fines supérieurs aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, selon Atmo.
Le rapport rappelle également que le chauffage résidentiel au bois constitue la première source de particules fines, tandis que la circulation routière demeure le principal émetteur d’oxydes d’azote.
L’année 2025 a par ailleurs été marquée par 33 journées de vigilance pollution, davantage qu’en 2024, dans un contexte météorologique propice à la stagnation des polluants.











