Manifestations à Lyon : le préfet dévoile les quartiers interdits samedi, jusqu'à 25 000 personnes attendues

Manifestations à Lyon : le préfet dévoile les quartiers interdits samedi, jusqu'à 25 000 personnes attendues

La préfecture du Rhône a précisé ce vendredi 23 octobre les restrictions prévues pour la nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère. Les manifestations seront interdites samedi, de 10h à 23h, dans une grande partie du centre de Lyon, de la Part-Dieu à la Confluence. Les autorités redoutent de nouvelles violences et anticipent jusqu'à 25 000 manifestants dans l'agglomération.

Une semaine après les pillages et les affrontements qui avaient secoué Lyon le 17 octobre, les autorités entendent éviter de nouveaux débordements.

Ce vendredi, le préfet du Rhône a publié un arrêté définissant précisément les secteurs dans lesquels les rassemblements revendicatifs seront interdits ce samedi 24 octobre.

Contrairement à ce qui avait été initialement annoncé jeudi, l'interdiction ne s'appliquera pas à l'ensemble de la ville, mais à un vaste périmètre du centre lyonnais.

Une évolution qui intervient après les réserves exprimées par le maire de Lyon, Grégory Doucet, opposé à une interdiction générale des manifestations.

Bellecour, Terreaux, Part-Dieu, Confluence : les secteurs concernés

De 10h à 23h samedi, les manifestations, cortèges, défilés et rassemblements à caractère revendicatif seront interdits dans plusieurs quartiers de Lyon.

Le périmètre englobe notamment la Presqu'île, les places Bellecour et des Terreaux, une partie du Vieux Lyon, la Guillotière, ainsi que différents secteurs de la Part-Dieu et du 6e arrondissement.

L'interdiction s'étend également jusqu'à la Confluence, au sud de la Presqu'île.

À ce stade, aucune information ne permet de savoir si les centres commerciaux de la Part-Dieu et de Confluence devront fermer leurs portes.

Jusqu'à 25 000 manifestants anticipés

La préfecture justifie ces restrictions par la circulation de nombreux appels à manifester sur les réseaux sociaux.

Selon les renseignements territoriaux, entre 20 000 et 25 000 personnes pourraient participer aux rassemblements dans l'agglomération lyonnaise.

Les services de l'État évoquent un "risque très élevé d'exactions", plusieurs publications en ligne désignant notamment des bâtiments institutionnels comme de potentielles cibles.

Les autorités s'inquiètent également d'éventuels affrontements entre des groupes de pilleurs et des commerçants désireux de protéger eux-mêmes leurs établissements, particulièrement dans les 2e et 6e arrondissements.

L'objectif affiché est de permettre aux forces de l'ordre d'intervenir rapidement en cas de nouvelles violences.

Jusqu'à 7 500 euros d'amende pour les organisateurs

Le non-respect de l'arrêté pourra entraîner des sanctions.

Les participants à une manifestation interdite s'exposent à une amende de 135 euros, correspondant à une contravention de quatrième classe.

Pour les organisateurs d'une manifestation interdite ou non déclarée, les peines encourues peuvent atteindre six mois de prison et 7 500 euros d'amende.

Enfin, à partir de 23h, une interdiction de circulation des personnes prendra le relais dans un périmètre plus restreint de la Presqu'île, conformément à un autre arrêté préfectoral.

Lyon s'apprête donc à vivre une nouvelle journée de mobilisation sous d'importantes restrictions, alors que les conséquences des violences du 17 octobre restent au cœur des préoccupations des commerçants et des autorités.


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