Prison de Villefranche : face aux livraisons par drone, un syndicat réclame des grilles autour des bâtiments

Prison de Villefranche : face aux livraisons par drone, un syndicat réclame des grilles autour des bâtiments

Après le démantèlement d’un réseau soupçonné d’avoir effectué 1 826 livraisons par drone en 51 jours à la prison de Villefranche-sur-Saône, l’UFAP UNSa Justice réclame une réponse très concrète : enfermer les façades derrière des grilles métalliques pour empêcher les appareils d’approcher.

À Villefranche-sur-Saône, les drones ne sont plus un phénomène marginal autour de la prison.

Les chiffres dévoilés après le démantèlement d’un réseau ont frappé les représentants du personnel : 1 826 colis auraient franchi les murs en seulement 51 jours, soit près de 36 livraisons quotidiennes.

Pour l’UFAP UNSa Justice, ce volume impose désormais de changer de méthode.

Le syndicat ne réclame pas seulement davantage de surveillance ou de moyens technologiques. Il veut installer des grilles métalliques sur les façades des bâtiments, de la toiture jusqu’au sol.

Ces structures, surnommées "volières", formeraient une barrière physique entre les drones et les fenêtres ou espaces depuis lesquels les détenus peuvent récupérer les colis.

Une solution que l’UFAP assure défendre depuis plusieurs années et dont elle demande désormais la mise en œuvre "immédiate".

Le syndicat la présente comme plus fiable et moins complexe que les systèmes électroniques de détection ou de brouillage, qui nécessitent entretien et adaptations régulières.

Un trafic devenu industriel

L’ampleur supposée du réseau démantelé nourrit cette demande.

Pour l’UFAP, le constat est désormais simple : "le trafic par drone a changé d’échelle".

Son mot d’ordre tient en trois priorités : protéger les personnels, couper les approvisionnements et empêcher physiquement les drones d’atteindre les bâtiments.