Raymond Domenech est sorti du silence après la diffusion sur Netflix du documentaire Le Bus consacré au fiasco de l’équipe de France lors de la Coupe du monde de la FIFA 2010.
Depuis la mise en ligne du programme mercredi, l’ancien sélectionneur et ex-entraîneur de l’Olympique Lyonnais affirme subir une importante vague de critiques.
Dans un message publié jeudi 14 mai sur le réseau X, Raymond Domenech évoque un sentiment de "trahison" et parle même d’"un viol de [son] âme".
Le documentaire revient en détail sur l’épisode de Knysna, lorsque les joueurs français avaient refusé de descendre de leur bus pour participer à un entraînement pendant le Mondial 2010.
Cette grève improvisée, sur fond de tensions internes et d’exclusion de Nicolas Anelka, reste l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire du football français.
Dans Le Bus, l’ancien sélectionneur apparaît sous un angle particulièrement sévère. Plusieurs témoignages et archives le présentent comme distant, manipulateur ou encore incapable de reprendre le contrôle du groupe.
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— Netflix France (@NetflixFR) May 13, 2026
À l’inverse, certains joueurs, notamment Patrice Evra, apparaissent davantage comme des acteurs dépassés par les événements.
Des notes personnelles dévoilées
Parmi les passages qui ont le plus fait réagir figurent plusieurs extraits du journal personnel tenu par Raymond Domenech pendant la compétition.
L’ancien sélectionneur y tient des propos particulièrement durs envers certains joueurs, notamment Yoann Gourcuff.
Il affirme aujourd’hui que ces écrits n’étaient pas destinés à être rendus publics et explique qu’ils représentaient pour lui une manière d’évacuer la pression au cœur de la crise traversée par les Bleus.
Un accord contesté avec la production
Raymond Domenech assure également que sa participation au documentaire reposait sur un accord prévoyant un droit de regard sur le montage final.
Selon lui, cet engagement n’aurait pas été respecté.
Dans son message, il accuse enfin la production d’avoir volontairement retenu "les extraits les plus croustillants" afin de construire un film "sensationnaliste".
L’ancien coach lyonnais conclut en affirmant se "désolidariser totalement" du documentaire, qu’il juge contraire "aux valeurs du football et du journalisme".











