La tension ne retombe pas complètement. Ce dimanche 29 mars, les forces de l’ordre restent fortement mobilisées dans l’agglomération lyonnaise, après une semaine marquée par des violences urbaines à répétition.
Selon la préfecture du Rhône, plus de 40 personnes ont été interpellées depuis le début des incidents. Sur le terrain, le dispositif reste dense : des unités de Compagnies républicaines de sécurité seront de nouveau déployées en soirée dans les secteurs jugés sensibles. Les consignes sont claires : fermeté et réactivité.
Les chiffres témoignent de l’intensité des affrontements. D’après nos informations, plus de 350 moyens lacrymogènes ont été utilisés en une semaine, signe d’une situation encore instable malgré des variations d’intensité.
Samedi soir, des incidents ont ainsi été signalés à Villeurbanne, notamment autour du collège Jean Jaurès et de la rue Arago, avec des tirs de mortiers d’artifice. Mais, selon une source sécuritaire, ces faits restent "d’une intensité bien moindre" que les jours précédents.
Surtout, aucun débordement n’a été relevé dans des communes particulièrement exposées ces derniers jours, comme Rillieux-la-Pape ou Vaulx-en-Velin.
Pour rappel, les tensions ont débuté après un incident à Rillieux-la-Pape, où un jeune homme avait été mordu par un chien de la police municipale, déclenchant une vague de violences dans plusieurs quartiers.
Après une brève accalmie, les troubles avaient repris vendredi soir de manière coordonnée, mettant fin à un calme jugé fragile. Une fragilité toujours d’actualité : les forces de sécurité resteront déployées dans la nuit de dimanche à lundi pour prévenir toute nouvelle flambée.











