Pas de surprise, mais un message clair. Réunis ce vendredi 27 mars à l’Hôtel de Ville, les 73 conseillers municipaux de Lyon ont reconduit Grégory Doucet à la tête de la ville. Seul candidat en lice, l’édile écologiste a obtenu 46 voix, face à 27 bulletins blancs.
Une formalité politique, suivie d’un symbole : appelé à la tribune par Jean-Michel Aulas, doyen de l’assemblée, le maire a reçu son écharpe tricolore des mains de l’ex-président de l’OL.
Mais c’est surtout dans son discours que le ton du mandat s’est dessiné. Après avoir remercié les électeurs lyonnais, Grégory Doucet a évoqué "l’honneur d’une confiance et le poids d’un devoir", avant de rapidement se projeter dans les équilibres politiques à venir.
Car la nouvelle mandature s’ouvre sur une configuration inédite : une ville dirigée par les écologistes, face à une Métropole désormais présidée par Véronique Sarselli (LR). Une cohabitation que le maire appelle à aborder "avec calme et sérieux".
Sans détour, il pose ses lignes rouges. "Cette situation doit devenir une épreuve de responsabilités pour l’ensemble des élus", insiste-t-il. S’il promet de travailler "avec respect" avec la Métropole, il refuse toute dilution du rôle municipal : "coopérer ne signifie pas s’effacer".
Un avertissement à peine voilé, dans un contexte où les rapports de force pourraient rapidement s’inviter dans les dossiers structurants. "Le maire de Lyon a un mandat et une légitimité, je défendrai les intérêts de la ville, sans esprit de querelle", assure-t-il, tout en appelant à éviter "une guerre de compétences".
Derrière une réélection sans suspense, c’est donc bien une nouvelle phase politique qui s’ouvre à Lyon, sous tension mais sous contrôle, du moins, pour l’instant.











