Le suspense aura duré jusqu’au bout. Dans la nuit de dimanche à lundi, peu après minuit, les résultats officiels sont tombés : Grégory Doucet est réélu maire de Lyon avec 50,67 % des voix, au terme d’un second tour extrêmement serré.
Face à lui, Jean-Michel Aulas échoue de peu avec 49,33 % des suffrages, confirmant un duel inédit et particulièrement disputé.
Dans le détail, le maire écologiste sortant a recueilli 104 702 voix, contre 101 940 voix pour son adversaire.
Un écart de moins de 3 000 bulletins qui illustre la tension de ce scrutin, déjà perceptible lors du premier tour.
Soutenu par La France insoumise dans l’entre-deux-tours, Grégory Doucet a réussi à conserver son avance, sans pour autant creuser l’écart.
Jean-Michel Aulas annonce un recours
Battu de peu, le candidat du mouvement Cœur Lyonnais ne compte pas en rester là. Il dénonce des irrégularités et annonce avoir déposé un recours.
Une contestation qui pourrait prolonger la bataille politique dans les semaines à venir, sur fond de scrutin particulièrement serré.
Si Grégory Doucet conserve son fauteuil de maire, le paysage politique lyonnais, lui, a basculé.
La Métropole de Lyon est désormais largement à droite, avec la victoire de Véronique Sarselli, qui s’impose dans la quasi-totalité des circonscriptions, à l’exception notable de Villeurbanne et de quelques secteurs lyonnais.
Cette nouvelle configuration ouvre une période de cohabitation inédite entre la Ville de Lyon et la Métropole.
Un défi majeur pour le maire réélu, dont une partie des projets reposait sur le soutien financier et politique de l’exécutif métropolitain sortant.
Les marges de manœuvre pourraient ainsi être réduites, dans un contexte où les équilibres institutionnels évoluent profondément.
De son côté, Véronique Sarselli se veut rassurante. La nouvelle présidente de la Métropole affirme vouloir "travailler avec tous les maires", quelle que soit leur couleur politique.
Une volonté affichée de coopération, alors que les relations entre la Métropole et certaines communes avaient été tendues ces dernières années.
Réélu de justesse, Grégory Doucet entame donc un second mandat sous pression.
Entre contestation électorale, cohabitation politique et attentes élevées des électeurs, les prochaines années s’annoncent décisives pour l’avenir de Lyon.











