Présentée comme une plongée dans la "GTA real life", la vidéo cumule les séquences susceptibles d’intéresser les enquêteurs.
Lucky Luke 030, habitué des immersions dans des quartiers décrits comme dangereux, s’est rendu aux Minguettes, à Vénissieux, puis à Bel-Air, à Saint-Priest. Son reportage, déjà proche des 100 000 vues, le montre entouré d’hommes masqués qui revendiquent ouvertement diverses activités.
Aux Minguettes, le youtubeur est conduit dans ce qui est présenté comme un point de vente de stupéfiants. Cannabis, cocaïne et argent sont montrés à la caméra, tandis que plusieurs participants détaillent partiellement l’organisation du trafic et citent deux immeubles du quartier.
Une arme exhibée et des tirs en pleine rue
Un homme présente également une arme estimée à 4 000 euros. Plus tard, un autre individu tire en l’air avec ce qui ressemble à un fusil de type Kalachnikov.
La vidéo donne également la parole à un homme présenté comme un tueur, qui évoque des tarifs compris entre 50 000 et 110 000 euros pour une exécution. Aucun élément ne permet toutefois de vérifier la réalité de ces affirmations.
Le tournage se poursuit ensuite à scooter dans Vénissieux, sans casque, avec notamment le franchissement d’un feu rouge. Un proche du vidéaste est interpellé durant la séquence.
Nouvelle démonstration à Bel-Air
À Saint-Priest, le youtubeur est accueilli à Bel-Air par d’autres hommes masqués. L’un d’eux affirme que son groupe dispose de nombreuses armes et serait prêt à « faire la guerre » en cas de conflit.
Le vidéaste est ensuite conduit dans un second lieu présenté comme un point de deal. Des tarifs sont affichés sur les murs et un vendeur décrit son activité face à la caméra.
La séquence s’achève de nuit avec des fumigènes et de nouveaux tirs d’armes à feu.
Selon les informations disponibles, l’un des participants se serait par ailleurs blessé à la main lors de la manipulation ou de l’utilisation d’une arme.
Des procédures ont été ouvertes par la police et la justice afin d’examiner les faits montrés dans cette vidéo. Les services de l’État ont également été alertés.











