Le sort des Zones à faibles émissions se joue ce mardi. À Assemblée nationale, les députés doivent se prononcer une dernière fois sur le projet de loi de simplification de la vie économique. Mais un point cristallise toutes les tensions : un article visant à supprimer les ZFE.
Introduit au cours des débats, cet amendement met sous pression la majorité présidentielle, confrontée à un dilemme politique. Faut-il maintenir ce dispositif environnemental… ou céder face à une contestation de plus en plus forte ?
À Lyon comme dans d’autres grandes villes, l’enjeu est concret. La ZFE, qui limite progressivement la circulation des véhicules les plus polluants, pourrait tout simplement disparaître si le texte est adopté en l’état.
Pour éviter ce scénario, une autre option se dessine : modifier la loi pour laisser le choix aux collectivités. Une solution qui permettrait à chaque territoire de décider du maintien ou non de son dispositif.
Dans ce cas, la balle reviendrait à la Métropole de Lyon, dirigée par Véronique Sarselli. Or, la droite locale a régulièrement dénoncé ces restrictions, jugées pénalisantes pour les automobilistes.
Le vote de ce mardi pourrait donc marquer un tournant. Soit en actant la fin des ZFE à l’échelle nationale, soit en redonnant la main aux territoires… avec des conséquences immédiates pour les habitants et les déplacements du quotidien.











