Mort de Quentin Deranque à Lyon : onze suspects interpellés dont l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault

Mort de Quentin Deranque à Lyon : onze suspects interpellés dont l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault
DR/Capture d'écran X

Les interpellations se succèdent dans l’enquête sur le lynchage mortel de Quentin Deranque, survenu le 12 février à Lyon.

Au total, onze personnes ont été placées en garde à vue : huit hommes et trois femmes. Les arrestations ont eu lieu dans la région lyonnaise, mais également en Lozère, dans la Drôme et dans l’Aisne.

Parmi les suspects figure Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire LFI de Raphaël Arnault. Un autre proche du député, Adrian Besseyre, a également été placé en garde à vue. Plus récemment, Guillaume A., présenté comme un membre actif de la Jeune Garde antifasciste — mouvement dissous par le ministère de l’Intérieur en juin 2025 — a été interpellé à Saint-Priest, dans le Rhône. Une femme présente à ses côtés lors de l’intervention policière a elle aussi été placée en garde à vue.

Selon les enquêteurs, une vingtaine d’individus pourraient être impliqués dans cette affaire, et de nouvelles interpellations pourraient intervenir dans les prochaines heures.

D’après une source proche du dossier, les premiers suspects interpellés sont de jeunes hommes d’une vingtaine d’années. Les investigations avaient initialement permis d’identifier cinq hommes et une femme, tous anciens membres présumés de la Jeune Garde, soupçonnés d’avoir participé à la phase la plus violente de l’agression, lorsque la victime se trouvait au sol.

Une vidéo filmée par un riverain, diffusée par TF1 et authentifiée par la police, montre plusieurs individus portant des coups alors que l’étudiant était déjà à terre.

L’enquête a été ouverte pour « homicide volontaire » et « association de malfaiteurs ». Les autorités cherchent désormais à établir précisément le rôle de chacun des protagonistes, dont certains apparaissent masqués sur les images.

Depuis plusieurs jours, de nombreux noms, visages et rumeurs circulent sur les réseaux sociaux, alimentant les spéculations autour de l’identité des suspects.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités individuelles dans cette affaire particulièrement sensible.