Les services d’enquête lyonnais ont joué un rôle central dans le dénouement rapide d’un enlèvement particulièrement sensible. Cinq jeunes âgés de 18 à 20 ans ont été interpellés ce week-end, dont deux dans l’est de la métropole lyonnaise, dans le cadre d’une affaire mêlant séquestration, violences et demande de rançon en cryptomonnaies.
Les faits remontent à la nuit de mercredi à jeudi, lorsqu’une magistrate domiciliée en Isère et sa mère ont été enlevées à leur domicile. Très vite, l’enquête a pris une dimension interrégionale, mobilisant plusieurs services spécialisés, avec un pilotage judiciaire assuré depuis Lyon.
Selon les éléments communiqués par le parquet, une demande de rançon aurait été adressée au conjoint de la magistrate, entrepreneur lié au secteur des cryptomonnaies. Les deux femmes auraient ensuite été retenues contre leur gré dans un box de garage situé dans la Drôme, dans des conditions particulièrement éprouvantes.
Vendredi, elles sont parvenues à se libérer par leurs propres moyens, attirant l’attention d’un voisin. Elles ont été prises en charge par les secours et hospitalisées, notamment en raison des violences subies et des menaces évoquées au cours de leur captivité.
Dans les heures qui ont suivi, les investigations se sont accélérées. Plusieurs suspects, se sachant recherchés, auraient tenté de quitter la région. Deux d’entre eux ont été interpellés près de Chambéry alors qu’ils s’apprêtaient à partir à l’étranger. Trois autres arrestations ont suivi, dont deux à Saint-Priest, dans l’agglomération lyonnaise.
Les cinq suspects — quatre hommes et une femme — ont été placés en garde à vue à Lyon. Ils sont soupçonnés d’avoir pris part, à des degrés divers, à l’organisation et à l’exécution de l’enlèvement.
D’après des informations de presse, certains des mis en cause auraient été recrutés via les réseaux sociaux. Les enquêteurs cherchent désormais à identifier un éventuel commanditaire, dont l’implication reste à établir.
Cette affaire, traitée depuis Lyon, illustre l’évolution des modes opératoires criminels, mêlant enlèvements ciblés et usage des cryptomonnaies comme outil de pression. Les investigations se poursuivent afin de préciser les responsabilités pénales et les qualifications retenues.











